Yann Arthus-Bertrand: «Human est un film très introspectif et un peu politique»

Yann Arthus-Bertrand vu par © Jean-Marc Ferré / ONU Photo / 25 février 2016

Yann Arthus-Bertrand vu par © Jean-Marc Ferré / ONU Photo / 25 février 2016

C’est dans le cadre de Ciné-ONU que plus de 700 personnes ont assisté, le 25 février, à la projection du long métrage Human de Yann Arthus-Bertrand, sur l’écran géant de l’Auditorium Ivan Pictet de La Maison de la Paix, à Genève.

Publié le 25 février 2016


Par Catherine Fiankan-Bokonga

Film original, qualifié de « politique » par son réalisateur, Human ne laisse pas indifférent. La séquence de visages, paysages et de vues aériennes est portée par une musique qui plonge au plus profond de nous. Dans le puzzle de témoignages qui s’enchaînent à un rythme vertigineux, le spectateur est ballotté comme une boule de flipper.

Tristesse, violence, drame, naïveté, rire, étonnement, douleur, joie, bonheur, émerveillement… la palette des émotions humaines est utilisée pour définir l’amour, seul sentiment susceptible de restituer à notre planète la touche human qui peut la sauver. Le réalisateur de cette étonnante fresque humaine, Yann Arthus-Bertrand, est un «homme parmi sept milliards d’autres», un être sensible à la beauté du monde dans lequel nous évoluons.

D’entrée le tutoiement est utilisé, façon de balayer les barrières, faire tomber les masques et installer l’intimité. Le regard trahit une douceur épuisée par les innombrables images que le baroudeur Yann Arthus-Bertrand a capturées dans ses explorations, la peau burinée par les kilomètres avalés sous le soleil. Le murmure de la voix finit par s’emballer au son de ses propres phrases: «Nous avons tous une mission sur terre. À nous de la trouver!»

Ci-après l’interview audio que Yann Arthus-Bertrand nous a accordée le lendemain de la projection du film à Genève.

La projection a été possible grâce à la collaboration entre le Service de l’information des Nations Unies (UNIS) et du Graduate Institute avec le soutien de la Mission de France auprès de l’ONU.


Catherine Fiankan-Bokonga
Rédactrice en chef