Le Grand Genève se matérialise en images 3D

Image réalisée dans le cadre du projet Regards. © HES-SO Genève

Image réalisée dans le cadre du projet Regards. © HES-SO Genève

Les six écoles de la HES-SO Genève imaginent le développement de la métropole transfrontalière. Du 28 avril au 30 juin, elles organisent des colloques, concerts, promenades virtuelles, conférences, débats et expositions autour d’un thème commun: Frontières et urbanité.

Publié le 7 avril 2016


Par Charlotte Julie

La plus grande tour du monde, un édifice de mille mètres de haut, sort de terre à la Jonction, près du Théâtre du Loup et de la caserne de police de la Gravière. Le lac Léman s’assèche laissant la place à une vaste étendue de sable qui envahit le jardin anglais. L’imagination galope lorsqu’il s’agit d’esquisser le futur. Quel visage aura le Grand Genève, métropole transfrontalière qui se construit de Nyon à Thonon-les-Bains en France? Les six écoles de la HES-SO Genève organisent, du 28 avril au 30 juin, une série d’événements pour scruter son développement. Un voyage entre imagination et réalité.

Frontières et urbanité. C’est sous ce titre que la HES-SO Genève place «de façon pluridisciplinaire tous les enjeux d’une métropole, le Grand Genève, à la fois cité internationale et agglomération transfrontalière en plein essor», analyse Marco Cattaneo, responsable information et communication de l’HES-SO Genève. Présentés le 7 avril, les projets phares de l’événement suscitent déjà la curiosité.

Les étudiants vont placer 25 bornes-miroirs géantes qui «matérialiseront» le territoire du Grand Genève (dernière image). «Au pied de chacune d’elles, les visiteurs découvriront sur leur smartphone des images en 3D à 360° les entraînant dans une visite virtuelle de la région, jusqu’à la plus grande tour du monde construite à la Jonction...», ajoute Marco Cattaneo. Voilà pour le côté «imagination».

Image réalisée dans le cadre du projet Regards. © HES-SO Genève

Image réalisée dans le cadre du projet Regards. © HES-SO Genève

Côté «réalité», la HES-SO Genève rappelle qu’en 2020 les deux tiers de l'humanité vivront dans une ville. D’où la nécessite de «s’interroger sur le sens que nous donnons à notre environnement urbain quotidien, sur l’impact et la pertinence des frontières qui le traversent — naturelles, culturelles, sociales, économiques ou politiques», poursuit le responsable communication de la HES-SO Genève. Et d’inviter le public au colloque d’ouverture organisé le 28 avril au Pavillon Sicli. Un moment de réflexion et de débat autour du développement des métropoles transfrontalières. François Longchamp, président du Conseil d’État genevois, dialoguera avec son homologue Guy Morin, président de l’exécutif cantonal de Bâle-Ville, mais également avec des urbanistes internationalement reconnus et les membres du corps professoral de la HES-SO Genève.

Pour plus d’informations www.hesge.ch

Projet Miroirs © HES-SO Genève

Projet Miroirs © HES-SO Genève

Charlotte Julie