Comment Roche et Novartis ont terni leur image en Italie

 La lumière a fini par percer dans l’affaire impliquant Roche et Novartis, condamnées pour avoir fait obstacle à la vente de l’Avastin, un anticancéreux administré en perfusion intraveineuse, efficace aussi contre la dégénérescence maculaire. © Edward Olive / 2018

La lumière a fini par percer dans l’affaire impliquant Roche et Novartis, condamnées pour avoir fait obstacle à la vente de l’Avastin, un anticancéreux administré en perfusion intraveineuse, efficace aussi contre la dégénérescence maculaire. © Edward Olive / 2018


 

Les deux firmes se sont entendues pour favoriser un médicament très lucratif au prix de 900 euros, et ainsi entraver la vente d’un produit ayant les mêmes effets, coûtant à peine 81 euros. Dans la Péninsule, l’Antitrust, chargée de surveiller le droit de la concurrence, et la justice pénale se sont saisies de l’affaire et sanctionné les deux maisons pharmaceutiques. En Suisse, les autorités affirment être pieds et poings liés.

 

Federico Franchini

Mai 2018

Il s’agit probablement de l’exemple le plus éclatant montrant comment les firmes pharmaceutiques font la loi sur le marché des médicaments. Et comment, pour y parvenir, elles utilisent des méthodes répréhensibles. L’affaire, qui concerne Novartis et Roche, se passe en Italie. Les deux géants helvétiques ont diffusé dans le marché transalpin des informations trompeuses, dans le but d’entraver la vente d’un médicament à prix accessible, au profit d’un produit dix fois plus cher. Alors que les deux étaient (et restent), d’un point de vue pharmacologique, parfaitement interchangeables...

 

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