Une mystérieuse valise retrouvée à Genève rallume le scandale ENI

 C’est sur une valise semblable à celle-ci que la justice genevoise a mis la main de façon fortuite.   © Charlotte Julie / Archives

C’est sur une valise semblable à celle-ci que la justice genevoise a mis la main de façon fortuite.   © Charlotte Julie / Archives


 

À Milan, où vient de s’ouvrir le procès contre des dirigeants du groupe pétrolier italien ENI impliqués dans une affaire de corruption au Nigeria, l’accusation attend avec impatience la livraison d’un bagage gris tombé, par un pur hasard, entre les mains du Parquet de Genève. Elle contiendrait des informations potentiellement explosives.

 

Federico Franchini

Mars 2018

Une petite valise grise, carrée, format pilot bag. Elle avait été entreposée à Genève dans le pied-à-terre d’un opérateur financier suisse basé dans les Émirats. Propriété d’un certain Emeka Obi, un homme d’affaires nigérian, elle a été retrouvée de manière fortuite, en avril 2016, lors d’une perquisition dans le cadre d’une procédure pénale qui n’a rien à voir avec l’histoire que nous allons raconter.
    À l’intérieur de cette mystérieuse valise: des cartes SIM, des passeports nigérians et, plus important, un ordinateur portable et un disque dur externe. Leur contenu, soit plus de 41 000 documents numériques, est attendu avec impatience par les procureurs de Milan qui en ont fait la demande aux autorités suisses. Dans la capitale financière de l’Italie, depuis le 5 mars, a lieu l’un des plus importants procès pour corruption jamais tenus dans la Péninsule...

 

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