Voyage à Songdo, ville futuriste

21 septembre 2016 — Érigée sur un terrain gagné sur la mer jaune, la «ville intelligente» de Songdo, centre urbain ultraconnecté de Corée du Sud, symbolise la dictature invisible du numérique et l’obsession de la sécurité.

ReportageStéphanie Buret
Aide humanitaire au Népal: impressions de terrain

25 avril 2016 — Des dizaines de pays se sont engagés à apporter leur aide aux Népalais frappés par les séismes du 25 avril et 12 mai 2015. En novembre 2015, un sondage révélait que pour 68% d’entre eux l’aide n’a pas répondu aux besoins essentiels, 71% affirmaient ne pas être préparés pour l’hiver. Un an après le tremblement de terre, la crise perdure.

Télévision grecque, la désillusion

7 avril 2016 — Après avoir arboré le sigle NERIT — chaîne ersatz lancée par le gouvernement Samaras après la fermeture brutale d’ERT en juin 2013 —, l’enseigne du palais de la Radio télévision hellénique affichait à nouveau en juin 2015 les trois lettres symboles de l’audiovisuel public historique. Découvrez les visages et les lieux de la lutte pour la réouverture d’ERT et continuez la lecture dans l’édition d’avril de La Cité. Vous y trouverez un reportage complet intitulé: Télévision grecque, séquences d’une révolte.

Clément Girardot
Au Népal, le blocus de la frontière accentue les affres du séisme

7 février 2016 — Premier d’une série de reportages au Népal, plus précisément dans la région rurale de Banepa, à trente-cinq kilomètres à l’Est de Katmandou, cet article décrit les effets néfastes du blocus de la frontière avec l’Inde, rendant encore plus difficile la situation de la population, lourdement frappée par le tremblement de terre qui a dévasté le pays en avril et mai 2015.

Comment un gang de prisonniers veut faire main basse sur São Paulo

25 novembre 2014 — La mégapole brésilienne retient son souffle. Une organisation criminelle, dont l’influence sur la société civile n’a fait que croître depuis son émergence en 1993, créé un climat de peur au sein de la mégapole brésilienne. Formé en prison dans le but de dénoncer les conditions de vie des détenus, le gang s’est mué en acteur incontournable du crime organisé. Avec ses crimes et ses bonnes œuvres.

LA VIE EN SUSPENSION DES RÉFUGIÉS SYRIENS EN JORDANIE

25 novembre 2014 — Le célèbre camp de Zaatari abrite 79 000 réfugiés syriens. Il tient son nom du village d’à-côté. Au milieu de la poussière et des jardins, des familles syriennes ont décidé d’y vivre. Elles ont fui le camp et recréé des liens de voisinage. Pour panser leurs plaies mais aussi avancer avec l’aide de leurs cousins jordaniens. Malgré l’exil.

Dans les Balkans, les inondations lèvent une vague de répression médiatique

Les pluies incessantes ont inondé, en mai puis en août, une vaste région située entre trois états balkaniques. Si les médias européens ont brillé par leur discrétion, des journalistes et blogueurs serbes indépendants ont dénoncé les défaillances des autorités. Trois d’entre eux ont été emprisonnés, nombre de sites et articles dérangeants supprimés.

Pristina: comment casser les idées reçues sur une ville en moins de douze heures

Je suis arrivée à Pristina le 5 mai par un vol direct depuis Genève, accompagnée d’Alberto Campi, photojournaliste de La Cité. Cette destination constituait la deuxième étape d’une recherche/reportage que nous sommes en train de mener sur les frontières et les migrations dans les pays de l’ex-Yougoslavie. Un travail qui fait suite à celui que nous avions effectué en 2012 en Grèce.

SAINT-GINGOLPH, UN VILLAGE POUR DEUX PAYS

Française et suisse, montagnarde et lacustre, Saint-Gingolph a quatre dimensions, auxquelles il faudrait sûrement en ajouter une cinquième: les Gingolais. Ces habitants d’une localité un brin insolite n’aimeraient guère être catégorisés. Dans les multiples bistrots où se retrouvent les habitants, les ethnologues de comptoir pourraient s’évertuer à repérer ce qui est français ou suisse, et même savoyard ou valaisan, et si l’on grossit encore l’échelle: ce qui constituerait l’essence de l’identité chablaisienne transfrontalière.

Scènes de la vie quotidienne chez les «zombies» de Zanzibar

Dans la périphérie urbaine de la capitale zanzibarie, des jeunes garçons remettent quotidiennement en jeu leurs amitiés, leurs amours, les relations de voisinage, leur argent, leur vie. C’est un ordinaire fait d’intenses bonheurs et de profonds désespoirs, de rêves qui emportent et d’une violence qui assiège. Pour ces «zombies», comme ils s’appellent eux-mêmes, se regrouper reste la meilleure chose pour partager les joies et faire face à l’adversité.