Les jeunes surfeurs conscients des dangers du net

© UNICEF

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Dans un monde où un utilisateur sur trois est un enfant, l’UNICEF présente un rapport établit sur un sondage effectué parmi des jeunes gens. La grande majorité d’entre eux, 80%, sont totalement conscients des dangers encourus et de leur comportement souvent risqué lorsqu’ils surfent sur le net.

Publié le 7 juin 2016


Par Catherine Fiankan-Bokonga

Une étude conduite par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) en partenariat avec l'institut de sondage Ipsos global poll, révèle que huit jeunes sur dix, âgé de 18 ans, estiment qu’ils risquent d’être victimes de sévices sexuels ou d’être abusés en surfant sur le net. Plus de cinq sur dix d’entre eux estiment que leurs amis adoptent des comportements à risque lorsqu’ils utilisent Internet.  

« Perils and Possibilities: Growing up online » s’appuie sur un sondage d’opinion mondial portant sur plus de 10.000 personnes âgé de 18 ans dans 25 pays. Cette étude révèle les points de vue des jeunes sur les risques auxquels ils sont confrontés alors qu’ils grandissent dans un monde de plus en plus connecté.   

Près de 90% des sondés affirment pouvoir éviter les risques sur le net. La rencontre en ligne est plutôt importante pour 79% des adolescents de l’Afrique subsaharienne. Alors qu’elle ne l’est pas pour 63% des jeunes vivants aux États-Unis et au Royaume-Uni, 63 %. Près de 36% sont persuadés pouvoir dire quand une personne ment en ligne sur son identité.

Plus des deux tiers des filles, 67 %, sont d’accord pour dire qu’elles doivent s’inquiéter si elles reçoivent des commentaires ou des requêtes de nature sexuelle par l’intermédiaire d’Internet, tandis que seuls 47 % des garçons pensent qu’il faut s’alerter. En cas de menaces en ligne, davantage d’adolescents se tournent vers leurs amis plutôt que vers leurs parents ou leurs enseignants. Moins de la moitié des jeunes sont persuadés de savoir comment aider un ami confronté à des risques sur Internet.

L'UNICEF a lancé #ReplyforAll pour mettre fin à la violence en ligne. Dans le cadre de cette campagne, les enfants et les adolescents sont invités à donner leur avis sur les meilleurs moyens de répondre à la violence ou aux risques en ligne. La sensibilisation par les médias sociaux est aussi encouragée.

L'agence onusienne chargée des enfants appelle les gouvernements du monde entier à mettre en place des réponses coordonnées du point de vue légal, en matière de justice pénale. L’Alliance mondiale WePROTECT qui se consacre à mettre fin à l’exploitation sexuelle en ligne des enfants par des actions nationales et internationales appuie l’initiative de l’UNICEF.

Le Directeur adjoint à la Protection de l’enfance au sein de l’UNICEF, Cornelius Williams, affirme dans un communiqué «quand les jeunes, les gouvernements, les familles, les TIC et les communautés collaborent, de meilleurs moyens de réagir à la violence et à l’exploitation sexuelle en ligne et d’envoyer un message fort pour y mettre fin».